APOCALYPSE DE SAINT JEAN ILLUSTREE PAR LA...L'
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DE DESEJO
L'Apocalypse révélée parle chef-d'oeuvre de la tapisserie médiévale
Cet automne les éditions Diane de Selliers proposent dans «La grande collection», l'apocalypse de saint jean illustrée par la tapisserie d'Angers, un ouvrage qui séduira tant les amateurs d'art que les lecteurs en quête de spiritualité.
Diane de Selliers invite le lecteur à cheminer avec ferveur dans cet ouvrage grâce au texte complet de l'Apocalypse, présenté en regard des somptueuses tapisseries d'Angers, éclairées des commentaires de Paule Amblard.
Si aujourd'hui le mot «apocalypse» évoque le chaos, la destruction et la fin du monde, le terme signifiait à l'origine «révélation».
Livre qui clôt le recueil du Nouveau Testament, l'Apocalypse raconte les visions et révélations de l'apôtre et évangéliste Jean, en exil sur l'île de Patmos dans la mer Égée. Écrit à la fin du 1er siècle de notre ère, le récit porte un message universel, destiné à tout homme qui, face aux épreuves de l'existence, s'efforce de trouver sa voie et de se trouver lui-même.
Les puissantes visions prophétiques de saint Jean ont inspiré au XIVe siècle le peintre Hennequin de Bruges, qui conçut pour le duc Louis Ier d'Anjou le plus grand ensemble de tapisseries médiévales jamais réalisé. Ce chef-d'oeuvre du Moyen Âge français comprenait à l'origine 84 panneaux et 6 grands personnages. Il mesurait 130 mètres de long, 6 mètres de haut, soit une surface de 775 mètres carrés environ.
La tapisserie connaît une destinée tumultueuse à partir du XVIIe siècle. Sous la Révolution, elle manque de disparaître à tout jamais : considérée alors comme l'oeuvre d'une époque barbare, elle est déplacée et malmenée pendant de nombreuses années dans l'indifférence générale. Il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour qu'elle soit redécouverte, réhabilitée et restaurée. Elle est aujourd'hui classée Monument Historique.
Cette édition présente l'intégralité des panneaux subsistants : quatre grands personnages, soixante-sept scènes de l'Apocalypse et cinq panneaux fragmentaires. De nombreux détails et agrandissements viennent magnifier la finesse et le très grand réalisme de l'oeuvre.
Vingt-sept miniatures issues de manuscrits anglo-normands du XIIIe siècle, dont Hennequin de Bruges s'est inspiré pour concevoir son chef-d'oeuvre, viennent combler l'absence des quatorze tapisseries disparues et renouvellent le plaisir de la lecture.
Les commentaires de Paule Amblard, historienne de l'art et spécialiste de la symbolique chrétienne médiévale, éclairent le lecteur sur le rapport entre la tapisserie et le livre de saint Jean.
En décryptant la signification des images et des symboles, elle nous incite à nous interroger sur le sens profond du message de Jean. Elle a également rédigé une introduction personnelle et émouvante qui nous invite à chercher notre propre chemin dans le texte.
Sa démarche se rapproche de celle de Paul Claudel : «Il ne s'agit pas de comprendre l'Apocalypse, mais de se promener dedans».
L'édition présentée restitue la splendeur de l'oeuvre en la dévoilant dans l'éclat de ses couleurs d'origine : des verts, des bleus, des rouges, des orangés, des jaunes flamboyants. Pour pouvoir révéler ces teintes profondes, jusqu'alors insoupçonnées, nous avons choisi de reproduire l'envers de la tapisserie d'Angers, qui, bien protégée de la lumière par une doublure, a conservé ses couleurs, découvertes à l'occasion d'une restauration en 1981. La reproduction de l'envers, inversée pour reprendre le sens de lecture normal, nous permet aujourd'hui de rendre à la tapisserie d'Angers toute sa puissance colorée et son ampleur.
Au-delà de l'émotion suscitée par la beauté et la puissance évocatrice de la tapisserie d'Angers, cette édition de l'Apocalypse est une invitation au recueillement face à la portée profondément humaniste de la parole de Jean.
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